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mercredi 4 mai 2011

Ben Laden n'est pas mort

Quelques minutes après qu'elle ait été révélée, la nouvelle s'est répandue sur les télévisions du monde entier, animant des milliards de conversations, noircissant des millions de pages à travers le monde, monopolisant les pensées d'une grande partie des habitants de la planète.

Tandis que Barack Obama annonçait "une grande nouvelle" et "une date qui restera dans l'histoire", David Cameron déclarait que cet évènement "changerait sûrement la face du monde", Silvio Berlusconi saluait "un jour historique", et même le grand démocrate Kim Jong Il avouait que "cette annonce apporte un grand espoir à des milliards de personne. C'est sûr, rien ne sera comme avant". 
Depuis, de nombreuses rédactions couvrent l'évènement en direct, pour fournir au monde entier les informations au fur et à mesure de leur apparition. Et il faut reconnaître que la nouvelle est de taille : Jean-Pierre Chevènement sera candidat à l'élection présidentielle de 2012.

Voilà un moment bigrement bien choisi pour annoncer sa candidature.

Mais cette information, au delà de la vague d'espoir qu'elle apporte, et qui a entraîné des scènes de liesse jusqu'au fin fond du Balouchistan, a presque totalement éclipsé une autre information, que j'ai néanmoins relevée grâce à des sources particulièrement bien informées : les Etats-Unis d'Amérique ont également annoncé avoir tué Osama Ben Laden.

Je sais, l'information vous paraît surprenante. Pourtant, cherchez bien : après l'édition spéciale consacrée à la candidature de Jean-Pierre Chevènement en 2012, vous trouverez sûrement, perdu au milieu de la section "International" (section qui est bien plus développée dans l'Huma que dans le Figaro), un petit article sur la disparition de cet homme, qui avait défrayé la chronique il y a déjà quelques années, en septembre 2001. Bien qu'à l'époque, la nouvelle ait été masquée par la candidature de Jean-Pierre Chevènement aux présidentielles de 2002 (ne faites pas mine d'avoir oublié, je sais bien que cet (Ch)évènement a marqué vos vies durablement), Osama Ben Laden avait quand même réussi à occuper quelques pages des journaux en détournant des avions pour tuer plusieurs milliers d'innocents, prouvant par la même sa détermination sans limite pour faire la une des journaux.

Et voilà que soudainement, Barack Obama annonce la mort de l'homme le plus recherché au monde : Osama Ben Laden.
Alors, faut-il le croire ? Faut-il avaler sans réfléchir une information par nature difficilement vérifiable ?  C'est là que j'interviens, faisant fi des pressions et des dangers, n'écoutant aveuglément que mon devoir de citoyen. Je dénonce, j'accuse, je dénoue la supercherie, j'annonce : Ben Laden n'est pas mort !

Et je vous fais immédiatement partager mon raisonnement pour éclairer votre esprit embrumé des lumières de ma puissance intellectuelle (bon sang, cette douleur dans les chevilles...).

Passons rapidement sur les futilités rhétoriques qui fleurissent de part et d'autre : certes nous n'avons pas d'images du corps de Ben Laden, ni aucune preuve matérielle de sa mort, mais ce ne sont pas les indices les plus criants - de toutes façons, toute image ou vidéo publiée par les autorités américaines verrait sa véracité immédiatement mise en doute.

Déjà, la date : Osama Ben Laden a été prétendument tué dans la nuit du 30 avril au 1er mai, soit exactement la date de la mort d'Hitler, tout juste 66 ans après. Or, comme c'est bien connu que tout ce qui a un point commun avec Hitler est le mal absolu (spécial dédicace à Monsieur Godwin), cela nous mets immédiatement sur la voie d'un complot américain, destiné à nous faire croire à la mort du leader d'Al Qaïda. De plus, comme cité ci-dessus, la date tombe très exactement 555 jours avant l'élection présidentielle de 2012. 555, qui font 666 (le chiffre du diable !) si l'on y ajoute 1,5 fois l'âge de Jean-Pierre Chevènement. Coïncidence ? Je ne pense pas...

Mais l'indice déterminant est venu encore une fois d'internet. Il est aujourd'hui reconnu et accepté que, plutôt qu'un travail de terrain, une enquête approfondie, et un recoupement de l'information, la vérité profonde émerge des réseaux sociaux, Fessebouc et Touittère en première ligne, et des autres médias participatifs, tels que les skyblogs et les commentaires sur les articles en ligne. Méthode couramment adoptée par les journalistes modernes, cette nouvelle manière de rédiger des articles a fait ses preuves, car il est bien connu que si les masses disent quelque chose, alors ça doit sans doute être vrai.

Et cette fois encore, les masses ne se sont pas trompées. A commencer par Google, qui ne se trompe jamais, comme chacun sait. Pour une recherche sur Ben Laden, Google nous propose les deux solutions suivantes : Ben Laden n'est pas mort, et Ben Laden n'existe pas.



Un indice troublant, mais qui ne serait rien s'il n'était pas confirmé par les réseaux sociaux.
Comme l'annonçait Loulitou36 quelques heures après l'attentat "Ben Laden a été 1venter par lé Amériquains pr nou faire peur, en fèt il né pa mor !!!!". Révélation immédiatement reprise et détaillée par GrosLOL, qui twittait quelques minutes plus tard "Et com par hasar, on nou a ri1 di avant. Vs pensé vmt ke pr 1 oppération de cet ampleur, on auré rien vu venir ?", puis par des dizaines d'utilisateurs du site de micro-blogging. (Et souvenez-vous qu'à partir d'une dizaine de twitts, c'est suffisant pour écrire un article, dans le journalisme 2.0).

A mesure que les questions pertinentes et troublantes se répandaient sur la toile, le malaise des autorités était palpable. Relâchant tout d'abord un photo-montage de Ben Laden mort, avant de le retirer quelques heures plus tard, puis multipliant les déclarations contradictoires sur les détails de l'opération, cherchant à gagner du temps avant de publier les vraies photos (certainement le temps de faire un photo-montage plus crédible), les autorités américaines ont, en dernier recours, décidé de demander à Jean-Pierre Chevènement d'avancer l'annonce de sa candidature, espérant à juste titre que le battage médiatique autour de la nouvelle suffirait à faire oublier leur odieuse supercherie.

Malgré cela, les internautes ne relâchaient pas la pression, mettant à mal le montage américain. Le commentaire décisif est très certainement venu de PeTiT-FuTé qui, se servant d'une analyse croisée des annonces officielles d'une part, et de Google Maps d'autre part, allait porter le coup de grâce à la tromperie. Il remarquait subtilement en commentaire d'un article du 20minutes que, "Cmt les ricains ils on fé pr jeté le corps a la mère, alor ke y a mm pa la mer à Abitbol Abottad Abtodil la bas ?".

Et en effet, l'information a rapidement été confirmé par le gouvernement Pakistanais. La mer est à plusieurs centaines de kilomètres d'Abbottabad, prouvant non seulement qu'il était impossible aux Américains de jeter le corps à la mer (même en le lançant très très fort), mais surtout que les Américains ont vraiment une très mauvaise connaissance de la géographie de la province du Khyber Pakhtunkhwa (ça se prononce comme ça s'écrit).
Ou alors avec une énorme catapulte, à la limite...

A partir de là, les conclusions s'imposent d'elles-même. Toute cette histoire ne tient pas la route. Soit les Américains n'ont jamais tué Ben Laden, et il coule des jours heureux aux Bahamas avec Michael Jackson, Claude François et Hitler, soit -pire- il n'a jamais existé et il s'agirait en fait de Barack Obama avec une barbe et un turban... Autant de suppositions bien plus crédibles que la version officielle que l'on voudrait nous faire avaler.

Alors, l'habile subterfuge de la déclaration de candidature de Jean-Pierre Chevènement suffira-t-il à distraire l'attention ? Les futurs photo-montages américains seront-ils plus convaincants que les premiers ? Christine Boutin va-t-elle également se présenter en 2012 ?
Seul l'avenir nous le dira... En attendant, une seule chose est certaine : les internautes ne baisseront pas les bras, et continueront de leurs questions fracassantes à faire jaillir la vérité des instances comploteuses qui dirigent la planète. 
Car n'oubliez jamais que premièrement, "tout ce qui vient d'un gouvernement, d'un patron, ou d'une instance dirigeante a de grandes chances d'être faux", et deuxièmement que "vous serez toujours mieux placés que les autorités pour juger de la véracité d'un évènement". Armés de ces deux principes, je vous souhaite de nombreux commentaires et articles éclairés sur vos blogs, comptes touittère, comptes fessebouc, articles du Post, du 20minutes, ou des autres grands journaux qui prennent le soin d'aller chercher l'information à la source : internet.

mardi 2 novembre 2010

Oh zut, mon IPhone n'a pas sonné !


Dans un article pour le moins percutant, un journaliste du Monde.fr nous apprenait ce matin que l'on avait trouvé un bug sur l'IPhone. Grands Dieux, vous exclamez-vous ! Et déjà vous tremblez des conséquences terribles que cette révélation pourrait avoir. 
Figurez-vous, que dans certaines circonstances, sur certains IPhones et sous réserve de réglages particuliers, le réveil de l'IPhone n'avait pas pris en compte le changement d'heure, entraînant le retard au travail de plusieurs utilisateurs du produit Apple.

Diantre... Voilà une information de taille ! Bigre, ajouterai-je, empli d'admiration ; ça c'est du journalisme !


Mais détaillons un brin l'article. On nous apprend que "le bug se produit uniquement si la fonction réveil est réglée pour sonner "les jours de la semaine", "le week-end", "tous les lundis" ... Par contre, l'erreur ne se produit pas si le réveil est réglé sur "tous les jours", ou si l'alarme n'est pas réglée sur le mode "répéter". Fascinant ! 
De plus, l'erreur ne se produit que sur les IPhones 4 ou 3GS. Enfin, seuls les utilisateurs qui ne se sont pas rendu compte de cette erreur dimanche, mais aussi lundi 1er novembre, férié se sont fait avoir. Ajoutez à cela ceux qui utilisent un réveil normal, et on peut aisément imaginer que le problème concerne suffisamment de personnes pour qu'on en parle dans un journal comme Le Monde. 
D'après les dernières estimations, ce phénomène technologique concernerait autant d'individus que le problème du choc du petit doigt de pied dans le pied du lit, soit l'équivalent de la population totale des minorités turques de la banlieue de Hambourg. 

Toujours plus en avance dans la technologie, Apple va lancer l'IPhone-suppositoire.

Pour étayer ce point de vue, l'article va chercher d'avantage d'informations sur la source numéro 1 des journalistes modernes : Twitter. Je cite : "Bravo Apple ! Je dois utiliser un bon vieux réveil plutôt que de compter sur mon iPhone", conclut un utilisateur énervé sur le site de micro-blogging Twitter, où ont été postés des dizaines de commmentaires comparables.

En effet, le phénomène est de taille ; des DIZAINES de personnes sont concernées. Vindieu, heureusement que les journalistes sont là pour nous apporter l'information !

Refaisons l'histoire, désormais. Jérémy, journaliste au Monde.fr, ne s'est pas réveillé mardi matin au moment d'aller au boulot, à cause d'un bug sur son IPhone. D'autres distraits ne se sont pas réveillés parce qu'ils ont simplement oublié de changer d'heure, comme chaque année. 
En arrivant au boulot, Jérémy se connecte sur Facebook et Twitter, comme tous les matins pour commencer sa journée et trouver des infos à raconter. Et là, "MDR" s'exclame-t-il, la même mésaventure est arrivée à deux de ses copains parisiens-snobs-journalistes, qui comme lui, utilisent l'IPhone (Jérémy est convaincu que désormais, 80% de la population française utilise l'IPhone, tellement c'est la classe). Le statut twitter de son pote Léonard indique même : "Putain d'IPhone qui marche pas, vive les vieux réveils. VDM", ce que Jérémy transformera pour écrire la phrase sus-citée. 
15 minutes plus tard, Jérémy a pondu son premier article de la journée, pour un résultat grandiose que nous connaissons.

L'IPhone a aussi une extension "pavé" pour pouvoir assommer les journalistes qui écrivent des articles inintéressants à son sujet. 

Sinon il y avait aussi des élections en Côte d'Ivoire, le choléra en Haïti, le Japon qui rappelle son ambassadeur à Moscou, mais ce serait quand même dommage d'en parler. Laissons ce boulot aux journalistes, et contentons-nous de faire des articles que tout le monde peut faire. D'ailleurs, Le Monde pourrait bientôt se renommer en Tout Le Monde, pour mieux refléter les sujets visés par ses journalistes.

dimanche 22 août 2010

Pas d'argent pour les Pakis

Janvier 2010 : 9 heures 30. A la rédaction d'un grand (format A3 au moins) journal parisien, une dépêche AFP tombe : "Tremblement de terre à Haïti".

Léonard, journaliste de 26 ans dans ce journal parisien qui est plus grand par la taille de son papier que par la qualité de son information, est très fier d'occuper ce poste. Il nourrit la France entière de l'information jaillie de sa plume, qu'il n'utilise pas du tout puisqu'il ne fait que taper sur un clavier. D'ailleurs, ce même clavier constitue sa principale source d'informations ; Facebook et Twitter sont, comme chacun sait, les sources les plus fiables en matière d'information neutre et vérifiable.

Léonard, donc, lit cette dépêche AFP, et est immédiatement interpellé ; "nom de nom, où est-ce que ça se trouve Haïti ?", se dit-il immédiatement. Ni une, ni deux, une recherche Wikipédia lui en apprend davantage ; pas de chance, il ne s'agit pas de cette île qui appartient aux Etats-Unis d'Amérique (les States, dans le jargon franglais qui est d'usage dans les bureaux de la capitale), ça, c'est Hawaï. Ce n'est pas non plus cette petite île qui appartient plus ou moins (on n'en est plus très sûrs) à la France ; ça, c'est Tahiti. Au lieu de ça, il s'agit d'un état indépendant, pauvre qui plus est, où les habitants ne sont même pas blancs...
C'est quand même dommage, si seulement ça avait touché des Ricains, là on aurait pu en parler. Mais des Haïtiens...
Léonard se contente juste de faire un copier-coller de la dépêche AFP en ajoutant ses initiales en bas de l'article, et de le publier sur le site internet du journal, sans même prendre le temps de corriger les fautes d'orthographe (franchement, qui connaît encore les règles d'accord du participe passé aujourd'hui ?).

Mais v'la-t-y pas qu'une autre dépêche AFP tombe dans la foulée. Barack Obama et les States veulent venir en aide à cette bande va-nus-pieds. Allez savoir pourquoi... Remarquez, puisqu'il est noir et que c'est pas très loin des Etats-Unis (une recherche sous Google Maps le lui avait appris quelques minutes auparavant), il doit sûrement avoir un lien de parenté avec ces gens au physique plutôt basané.

Un simple regard permet de constater que Barack Obama doit bien avoir un lien de parenté avec les Haïtiens.

Encore mieux, la dépêche précise que les stars d'Hollywood comptent se mobiliser pour apporter de l'aide au pays. Toujours mieux, Léonard vient de découvrir que cette bande d'inculturés sous-développés parlaient français ; quelle aubaine !
Un mot à son rédacteur en chef, qui lui confirme par un "Faut être réactif, mecton, parce que je suis sûr que si ça bouge à Hollywood, les grands nationaux doivent déjà avoir un article dans le pipe", qu'on va faire un gros buzz de cette info, et Léo s'attelle à un article qui va faire un carton et arracher des larmes même aux yeux les plus secs, ceux qui n'ont même pas pleuré lors de l'élimination de Mélissa au prime de la nouvelle star.
Cette affaire va avoir un retentissement terrible ; d'ailleurs, les groupes Facebook "1€ versé à Haïti pr tout les membre de se groupe" et "Pske je sui contre les tremblement de terre ki font des mort" ont déjà plusieurs centaines de membres. Aujourd'hui, c'est à ça qu'on mesure la popularité d'un évènement...


Nous sommes maintenant en août 2010 et Léo a été promu pour l'émotion qu'il a suscité avec ses articles poignants sur Haïti. 

En revenant de ses vacances, qu'il a passées au camping de Béziers avec des potes vachement sympas et ouverts d'esprits (des mecs hyper tolérants, mais pas au point d'être pour qu'il y ait des Arabes en France, parce qu'après, ils construisent des mosquées qui crient à 5h du matin et ils égorgent des moutons dans leur baignoire, et que vraiment, pour ces pauvres bêtes, c'est dégueulasse), Léo trouve sur son bureau deux infos pour la catégorie "international" : la famine au Niger et les inondations au Pakistan.

"Si ils ont trop d'eau au Pakistan, ils ont qu'à en envoyer au Niger !", s'exclame-t-il à destination d'Amandine, la petite stagiaire pigiste blonde (elle veut faire carrière dans le journalisme, mais elle a plus été embauchée parce qu'elle avait 21 ans et une forte poitrine que pour ses qualités journalistiques), qu'il essaie d'inviter dans ce fameux resto japonais où si tu ramènes une fille là-bas, ça ne loupe pas, t'es sûr de ramener la fille chez toi, comme lui a dit Gérard, son pote qui fait les horoscopes pour le journal. Mais Amandine ne rigole pas, et c'est Gérard qui répond : "A ce que je sache, l'eau n'a jamais tué personne, hein ?". Léo rigole. Il est con, ce Gérard !

Les inondations, c'est rigolo !

En fouillant un peu, on trouve que les Nigériens risquent la pire famine de leur histoire (ils ont eu à manger à un moment donné ?) et que les inondations au Pakistan ont fait plusieurs milliers de morts et touchent plus de 20 millions de personnes.
Mais la question encore plus importante (plus importante que de savoir combien de gens vont mourir, et surtout combien pourraient être sauvés si la communauté internationale se mobilisait vraiment), c'est de savoir si ça va pouvoir faire vendre le journal. Eh oui, non pas que Léo ait une famille à nourrir, mais si il perd son boulot, comment il va faire pour flamber en boîte et essayer de ramener un être moins poilu et mieux garni que son pote Gérard passer la nuit dans son plumard ?

Côté Niger, c'est même pas la peine d'essayer. Le Niger, c'est en Afrique, et c'est bien connu qu'ils crèvent de faim là-bas. Si les gens avaient voulu envoyer de l'argent, ça fait longtemps qu'ils l'auraient fait. On jette donc la dépêche à la poubelle, en tentant d'envoyer la boulette de papier par dessus son épaule, et on étudie le cas du Pakistan.

Recherches Google, Wikipédia, Facebook et Twitter nous apprennent que les Pakistanais sont dans cette région floue du monde entre la mer Méditerranée et l'Inde, dans laquelle il y a notamment tous ces pays qui se terminent par "stan" et dont, franchement, tout le monde se fout comme de la première chaussette de Bernadette Chirac.
Est-ce qu'ils parlent français ces cons-là ? Non ? Anglais alors ? Ourdou ? Non mais qu'est-ce que c'est que ce langage ? On n'a pas idée d'inventer des langues comme ça (Léonard s'empresse d'aller inscrire sur son compte Facebook qu'il parle Ourdou couramment, via l'application "Langues", voilà qui devrait faire rigoler les friends. D'ailleurs, Gérard a déjà cliqué sur "J'aime".).
D'ailleurs, jugez-en vous même, la région la plus durement touchée s'appelle le Khyber Pakthtunkhwa. Avec un nom pareil, même l'Eyjajlöf, l'Ejyajföll le volcan islandais peut aller se rhabiller.

Et détail qui tue, ils sont musulmans ! Zut alors, sûrement des enturbannés qui font porter la burqa à leurs nanas. Déjà qu'ils sont nombreux dans ce genre de pays, décidément, ils ne méritent sûrement pas l'aide humanitaire. Ils n'ont qu'à demander à leurs potes talibans qui leur enverront sûrement quelques petits trucs à manger, parce que c'est bien connu, en Afghanistan, on a de la nourriture à ne plus savoir qu'en foutre.

Et puis, réfléchissons un peu, Haïti, c'était il y a pas si longtemps, les gens ont déjà donné. Les Français sont généreux, mais faut pas déconner non plus : entre la quête de la croix-rouge, où on donne toujours en espérant que ce soit Adriana Karembeu qui vienne collecter vos petites pièces et le Téléthon, il n'y a pas de place dans la budget pour plus d'une catastrophe par an. Alors désolé, vous reviendrez l'année prochaine.

Si Adriana Karembeu avait fait la quête pour le Pakistan, il y aurait sûrement eu plus de dons

D'ailleurs, notre gouvernement, avec lequel on est (rarement) d'accord quand ça nous arrange, n'a donné qu'un million d'euro, soit autant que le Niger (ils avaient pas une famine à régler eux ? Décidément, on a bien fait de ne rien leur donner), et 5 fois moins que le Koweït, grand pays sur la scène internationale.
Ce petit million est à comparer à ce qu'on a donné pour sauver notre économie, bien plus importante que la vie de millions de Pakis, soit 48 milliards d'euros. Oui, nous avons donné 0,002 % (vous ne rêvez pas) de ce que nous avons dépensé pour nos entreprises pour des millions de vie au Pakistan. Mais c'est vrai que c'est difficilement comparable ; on ne place pas sur le même plan le bien-être des Français et la vie de quelques millions de Pakis. Sans parler des Nigériens... Et puis on a quand même une crise à régler, nous, alors que eux, vu leur économie, elle a pas du les toucher beaucoup, la crise.

Sur ce, je m'en retourne adhérer au groupe Facebook "Sové les Pakistanais, apprené leur à nagé" pour contribuer à l'aide humanitaire, et surtout reprendre une vie normale, parce que bon, la France a besoin de moi...