lundi 18 octobre 2010

Comment savoir si je lui plais ?

Voila une question qui transcende les générations, et que toutes les jeunes filles en fleur se posent depuis la nuit des temps.
Car c'est bien là leur principale préoccupation ; pendant qu'elles vaquent à leurs occupations habituelles (comme faire le ménage, la cuisine, la vaisselle, le repassage, bref, toutes les activités pour lesquelles la gente féminine a été conçue), elle n'ont absolument aucune pensée qui leur traverse l'esprit, d'habitude déjà assez vide. 
Alors elles pensent à la seule chose qui importe vraiment ; les mecs ! Mais attention, pas les mecs tels qu'ils existent dans la vie de tous les jours, mais LE Mec avec un grand M comme dans les séries aMéricaines, c'est à dire un homme qui a 25 ans mais qui prétend en avoir 18, qui a des muscles comme pas deux mais pas un poil sur le menton, qui a un râtelier a faire rêver le département recherche et développement de Colgate, et des cheveux coiffés comme dans une pub de L'Oréal même après un marathon. Bref, le vrai Mec, l'Homme idéal ! Notez d'ailleurs que les paramètres intelligence, drôle, ouverture d'esprit, tourné vers les autres, et ce genre de conneries ne sont que très peu pris en compte dans les critères.

Mais comme les filles des collèges d'aujourd'hui sont à peu près aussi futées face à un homme qu'une chèvre Pakistanaise face à un problème de maths, elles ont besoin de conseils pour répondre à cette question fondamentale que le grand Pascal (Blaise, bien sûr, pas celui de la Star Ac) n'aurait pas renié ; comment savoir si je lui plais ? 
Je précise là que cet article s'adresse aux filles de 10 à 16 ans, celles qui se posent encore cette question. Si vous cherchez toujours sur internet pour avoir la réponse à cet question au delà de cet âge, je vous conseille de passer un peu moins de temps sur internet et un peu plus avec les garçons...

Pour certaines, les conseils de cet article sont inutiles. A la question "Est-ce que je lui plais ?", la réponse est "Non".

En tapant donc cette question sur internet, on tombe sur diverses conversations/forums/extraits de chat, où fort heureusement, des filles expertes en la matière, que l'on appelle volontiers salopes dans la vie courante (notez que si elles avaient été des hommes, on les aurait jalousement surnommés tombeurs), distillent leurs conseils en la matière. Et force est de reconnaître qu'elles en connaissent sacrément plus que nous sur les hommes. Nous avons tellement à apprendre sur le sujet, que je vais retranscrire ici les conseils les plus utiles. Nul doute qu'avec ça, vous saurez reconnaître en quelques secondes un homme qui s'intéresse à vous...

En premier lieu, on nous dit d'étudier le body language de l'homme en question. Parce que rappelez-vous, l'Homme est celui des séries américaines ; il faut donc parler avec des mots américains pour le séduire. L'expression "langage corporel" effrayerait en effet les jeunes filles en fleur qui lisent ce genre d'article.

Voila donc les conseils si précieux, je vous conseille de les lire attentivement (j'en ai sélectionné un petit nombre pour leur pertinence) :
Il fuit ton regard : C'est qu'il est timide, que tu l'impressionnes et qu'il ne peut donc pas soutenir ton regard. Ou alors, tu l'attires et il craint peut-être de tout gâcher en précipitant les choses. 
Il a tendance à regarder par terre lorsque vous discutez : C'est qu'il se concentre, qu'il cherche les mots pour être sur la même longueur d'ondes que toi. Il s'intéresse sincèrement à toi, tu peux lui faire confiance.
Il se frotte le menton, se caresse le cou et la gorge : C'est qu'il ne rêve que de toi mais qu'il ne sait pas comment s'y prendre pour te séduire. En se caressant le visage, c'est bien sûr toi qu'il imagine toucher. 
Il évite de te toucher, il tressaille quand tu passes, il retire brusquement sa main quand la tienne l'effleure... : C'est qu'il a quelque chose "à se reprocher"... Tu lui fais un effet tel qu'il n'ose pas t'approcher et encore moins te toucher. C'est donc à toi de faire le premier pas. 
Il tient son poing dans sa main : c'est qu'il est raide dingue de toi. Il se retient même pour ne pas te toucher ou t'embrasser.
Et là, messieurs, prenons quelques instants pour faire une petite mise en situation.  Détendez-vous, fermez les yeux, et imaginez-vous ceci (rouvrez quand même les yeux pour lire la suite du texte). 
En arrivant au boulot ce matin, on vous présente une nouvelle stagiaire. Comme vous travaillez dans l'informatique/l'ingénierie/la production/la mécanique, vous n'avez pas souvent l'occasion de rencontrer des filles au travail (si vous ne travaillez pas dans un des secteurs sus-cités, vous êtes un sacré veinard, savourez la chance que vous avez). 
"Chic", pensez-vous en votre for intérieur, et vous imaginez déjà une copie exacte de Clara Morgan avec une jupe aussi courte que notre président qu'affriolante.

Une étude est parvenu à déterminer l'image qui se forme dans l'esprit de 87% des hommes à la prononciation des mots "nouvelle stagiaire".

Hélas, on vous présente une croisement de Valérie Damidot avec un raton-laveur, avec un sale caractère (les autres filles se contenteront de dire poliment qu'elle a une forte personnalité), susceptible, râleuse et ennuyeuse à souhait. Elle aurait remporté haut la main le concours de Miss boudin de Provence si elle s'était présentée. Ce n'est pas encore cette fois-ci que vous testerez la solidité de la photocopieuse (même si avec cette fille, sa solidité serait sacrément éprouvée).


Étudions désormais votre comportement face à cette fille :

  • Vous fuyez son regard ; déjà elle n'est pas agréable à regarder, mais en plus elle semble vous observer. Vous priez Dieu/Allah/Bouddha/Vishnou et votre patron pour qu'elle ne s'imagine rien sur vos intentions.
  • Vous avez tendance à regarder par terre lorsqu'elle vous parle. Elle se met beaucoup trop près de vous lors de vos discussions, qu'elle s'arrange pour provoquer dès que possible. Ou alors elle ne se rend pas compte du volume qu'elle occupe et elle devrait peut-être se reculer de deux bons mètres.
  • Vous vous frottez le menton, le cou et la gorge. Vous cherchez des excuses nouvelles et crédibles pour refuser le resto qu'elle vous propose pour la troisième fois cette semaine. Ou alors vous faites de l'eczéma, ou vous êtes simplement mal rasé.
  • Vous évitez de la toucher : il ne manquerait plus que ça !
  • Vous tenez votre poing dans votre main : passés les premiers jours où la politesse l'emportait, vous essayez désormais de vous réfréner dans vos envies meurtrières. Cela dit, vous lui colleriez quand même bien un bon poing dans ses lunettes histoire qu'elle vous lâche définitivement.
Aucun doute, cette homme est en train de vous dire subtilement qu'il est raide dingue de vous.

La stagiaire est décontenancée devant votre body language. Vous lui plaisez terriblement, mais elle n'arrive pas à interpréter ce que vous pensez (sachez que ce que vous dites n'a aucune espèce d'importance ; une femme imagine généralement difficilement qu'on puisse simplement dire ce que l'on pense. Si vous dites "non", elle essayera de lire entre les lignes pour finalement comprendre que c'était peut-être un signe discret pour vous faire comprendre que "oui").

Elle tape donc sur internet : "Comment savoir si je lui plais ?", et elle tombe fort heureusement sur les conseils avisés des salopes expertes sus-citées. Après avoir lu ça, plus rien ne la retient, elle va foncer vous déclarer sa flamme.
Attendez là alors avec une batte de baseball ou un club de golf, et visez les genoux ; ce signe là devrait enfin lui faire comprendre clairement vos intentions.

Un dernier conseil pour vous, messieurs. Je cite (fautes d'orthographe incluses) : 
Il change brusquement de style vestimentaire et ne s'habille plus qu'en noir : c'est que, touché par la flèche de Cupidon, il a adopté le style des vrais romantique.
Sachez donc que seuls ceux qui s'habillent en noir sont des vrais romantiques, c'est à dire les gothiques, ceux qui viennent de perdre un membre de leur famille et ceux qui font la pub pour la lessive Mir Black. Si vous cherchez simplement à vous habiller avec goût, dommage, vous n'avez rien compris.

Ne vous y trompez pas, cet homme est en fait un grand romantique !

Un dernier conseil pour vous, mesdames. 
Pour ce qui est du langage corporel des hommes, il y a en effet des signes qui ne trompent pas pour savoir si vous plaisez à un homme, mais que je ne détaillerai pas ici (ce site étant accessible aux mineurs). Les hommes normaux sont en général des être simples, et si vous devez déjà aller chercher sur internet pour savoir si vous lui plaisez, c'est mauvais signe. 
Si vraiment vous voulez être sûre, demandez à ses amis, de préférence après quelques bière, et vous n'aurez absolument rien à décrypter. Malheureusement, ce conseil n'a encore été trouvé sur aucun site...

mardi 5 octobre 2010

Que voyez-vous sur cette image ?

Que voyez vous sur ce tableau ?
Un point, une tâche noire. Qu'y aurait-il d'autre à voir sur ce tableau que cette horrible tâche en plein milieu. C'est bien simple, on voit qu'elle.

Pourtant, 99% du tableau est blanc... 

Notre manière de voir ce tableau est révélatrice de notre manière de voir la société. On ne voit que la tâche noire en plein milieu, quand bien même le reste est blanc.
Pire, on en vient même à faire abstraction du blanc. Que représente le tableau ? Une tâche noire, rien d'autre.
C'est ce qui fait dire aux gens que le monde va mal. "Mais ne vois-tu pas cette tâche noire ? Comment peux-tu dire que le monde va bien ?".

Encore plus grave, on exagère cette tâche noire. Ecoutez autour de vous, quelles phrases entendez-vous ? "Les choses vont de pire en pire", "On va droit dans le mur", "Les gens n'ont plus de valeurs", C'était bien mieux avant", "Autrefois, on n'aurait jamais vu ça"... Je suis sûr que chaque jour de votre vie, vous pouvez entendre au moins une de ces phrases. 
Et devinez-quoi ; il y a 100 ans, on disait déjà la même chose, il y a 200 ans aussi, et il y a 2000 ans, pareil.

Pourtant, regardons un peu en arrière.
Il y a 7000 ans, les hommes ne savaient pas cultiver la terre ou élever des animaux. Leur seule préoccupation était de savoir ce qu'ils allaient manger le lendemain. Un homme blessé était un poids pour sa tribu, il était laissé à l'écart et dévoré par les bêtes sauvages.
Il y a 3000 ans, les hommes savaient faire des outils et des armes. Ils s'en servaient pour attaquer les civilisations voisines, et vivaient quasiment constamment dans la guerre. Un bon dirigeant était un conquérant, et la guerre était considérée comme un des arts les plus nobles par les civilisations les plus développées.
Il y a 1500 ans, l'Europe vivait sa période la plus sombre. La justice pour tous était une idée qui n'existait pas encore, chaque ville ne pensait qu'à faire la guerre à sa voisine, les famines se succédaient et les paysans mouraient ou se faisaient tuer sans que cela ne choque personne. Il n'existait pas un régime politique dans le monde où le peuple ait quoi que ce soit à dire.
Il y a 800 ans, le monde s'étripait pour des histoires de religions. Des guerres immenses étaient lancées dans tout le monde occidental dans le simple but d'exterminer des hommes qui pratiquaient une autre religion. En Asie, la coutume quand on prenait une ville ennemie était de la raser, de la brûler, de violer puis d'égorger toutes les femmes, et de tuer ou réduire les hommes en esclavage.
Il y a 650 ans, la peste noire tuait 25 millions de personnes, sans que personne ne sache quoi faire, ni ne comprenne qu'elle était due à un virus invisible à l'oeil nu. Dans toute l'Europe de l'ouest, une personne sur deux en mourait.
Il y a 300 ans, l'Europe colonisait le monde. Les populations locales étaient réduites en esclavage et exploitées, mais tout le monde trouvait ça normal. Le concept d'égalité entre les Hommes n'existait même pas.
Il y a 200 ans, les pays en guerre étaient plus nombreux que les pays en paix. Quasiment chaque homme connaissait dans sa vie au moins un champ de bataille.
Il y a 60 ans, le monde entier était en guerre pour la deuxième fois, battant le record de morts en une période aussi courte. Des armes nucléaires étaient utilisées sur des populations civiles, faisant des centaines de milliers de morts innocents.
Il y a 30 ans, le monde craignait d'être détruit par une guerre nucléaire. Les Etats-Unis et l'URSS avaient chacun de quoi faire exploser 5 fois la Terre.

Maintenant, regardons un peu l'époque à laquelle on vit. Aujourd'hui 50% des Etats du monde sont une démocratie, contre 10% en 1946. Aujourd'hui, des gens s'engagent pour réduire la pauvreté dans des pays à l'autre bout du monde. Aujourd'hui, il existe des générations sur des continents entiers qui n'ont plus connu de guerre. Aujourd'hui, nous sommes capables de faire vivre des gens dont le corps ne leur permettrait pas de dépasser les 10 ans sans assistance, nous sommes capables de greffer des organes, de soigner des maladies qui auraient tué il y a un siècle, de faire lire des aveugles et de parler avec des sourds-muets. Aujourd'hui, nous pouvons nous rendre à l'autre bout de la Terre en une journée sans craindre de mourir au cours du voyage.

On se plaint que notre gouvernement ne nous représente pas assez bien, mais il y a 400 ans, aucun gouvernement ne représentait son peuple.
On déplore qu'il y ait encore des gens racistes, mais les noirs étaient considérés comme des animaux il y a encore 200 ans. 
On déplore que l'on consomme trop d'électricité mais on ne connaissait même pas l'électricité il y a 150 ans.
On déplore que les femmes souffrent encore d'inégalité, mais elles n'ont eu le droit de vote en France qu'il y a 65 ans.

Maintenant, êtes-vous toujours aussi sûrs que les choses sont de pire en pire ? Que la tâche noire grossit ? Etes-vous bien sûrs qu'il n'y a pas un peu de blanc autour ?

Oh, bien sûr, cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas combattre cette tâche noire, qu'il ne faut pas se battre pour qu'elle soit encore un peu plus petite demain. Plutôt que de se plaindre de l'obscurité, allume une chandelle, dit un proverbe. 
On pourrait chacun faire des efforts pour rendre ce monde un tout petit meilleur, juste en essayant autour de nous. On pourrait essayer d'aller grignoter un peu plus cette tâche noire, pour qu'un jour, les gens regardent ce tableau et disent ; "Ce tableau ? C'est un tableau blanc ! Ah, ce petit point noir ici, au centre ? Tu vois, il était tellement petit que je ne l'avais même pas vu !".

Et maintenant, que voyez-vous sur cette image ?

lundi 27 septembre 2010

Vive le terrorisme !

7h37, Paris se lève et Brice se lève aussi. Brice se regarde dans la glace, et Brice est fier de lui. Il affiche donc un sourire satisfait (ce qui lui permet de constater qu'il lui reste un bout de mâche de Rotterdam coincé entre les dents), et coiffe le peu de cheveux qu'il lui reste. 
Il est fier de lui, car il a réussi une belle carrière (la carrière professionnelle étant l'élément le plus important dans la vie de l'Homme moderne, que l'on appelle "jeune cadre dynamique" jusqu'à 35 ans, et "vieux croûton aigri et célibataire/divorcé/remarié-avec-sa-secrétaire" après 45 ans). En effet, Brice est ministre.

Alors là je vous arrête tout de suite, car je sens déjà dans votre esprit des comparaisons peu appropriées. Je précise immédiatement qu'il s'agit ici d'une fiction et que toute ressemblance avec Brice Hortefeu des personnages réels est complètement due au hasard (qui fait quand même rudement bien les choses, convenons-en).

Continuons à inventer, donc... Brice le Chauve a des ennuis au boulot ; tout le monde le traite de raciste (alors qu'il l'est seulement avec les noirs, les arabes et les roux) et son travail, pourtant rudement futé et basé sur des calculs électoralistes que seuls les diplômés de l'ENA savent faire, n'est pas reconnu à sa juste valeur. Il a même essayé de travailler plus pour gagner plus, mais paraît-il que ça ne s'applique pas aux ministres. Il n'y a aucune justice.

Ses ennuis, ce sont, pèle-mêle, des Français qui refusent l'interdiction de la burqa, des Français qui refusent qu'on chasse les Roms, des Français qui insinueraient que le gouvernement serait un peu raciste envers les arabes et les noirs, et des Français qui s'occupent un peu trop d'économie, et qui voient que de ce côté là, le bilan est à peu près aussi positif que les températures sur le plateau d'Aurillac les matins de janvier. 
Pas tous ; heureusement, il y a les vrais Français ! D'ailleurs, Brice a entrepris des actions pour que seuls ces vrais Français (avec des vraies valeurs et des vraies origines) aient le droit de s'exprimer et de voter, et qu'on renvoie les autres chez eux, dans des régions dont la géographie est inconnue des vrais Français.

Soudain, une idée géniale germa dans son cerveau, grâce au surplus d'aération que lui apporte son crâne chauve ; les terroristes ! Les terroristes, ce sont ces gens qui nous arrangent bien de temps en temps, et qui peuvent s'avérer être un puissant moteur pour justifier des mesures controversées, parler d'autre chose que d'économie ou déclencher une guerre, par exemple. 
Ça fait peur aux gens, à peu près autant que la mèche d'Arlette Chabeau ou que si on les obligeait à assister à un dîner en tête à tête avec Jean-Pierre Pernaut, c'est vous dire...

On vient de lui annoncer qu'il dînait avec Jean-Pierre Pernaut.

En plus, les médias ont déjà des reportages tout prêts sur le sujet où ils n'ont qu'à changer la date pour les publier (comme les reportages sur la rentrée des classes, Noël, les soldes, les fortes chaleurs, les grands froids, les défaites de l'équipe de France de football, et 80% du reste des informations).

Et Brice commença à développer son idée. Les terroristes, c'est le mal absolu, comme les nazis ; ça tout le monde est d'accord. Donc, si ils disent quelque chose, c'est faux, donc le contraire est vrai. Tiens, si on imaginait des terroristes en colère parce qu'ils sont contre la politique de Nicolas Sarkozy, surtout concernant les récentes mesures prises contre les musulmans pour la laïcité (des musulmans surtout, parce que ce sont eux les moins laïcs). Ah, voila un bon point de départ...

Mais ce n'est pas assez, alors continuons un peu, voulez-vous. Imaginez-vous qu'en plus d'être musulmans, ces terroristes soient des femmes en burqa. Rien de plus simple, il suffirait alors de diffuser le signalement d'une femme, de préférence arabe, qui voudrait se faire exploser. Alors tout le monde se méfierait des femmes arabes, et ça justifierait la mesure du gouvernement d'interdire les burqas, parce que c'est bien connu qu'une femme ne peut pas se faire exploser si on voit son visage.

Avec une tenue comme ça, pas de risque d'attentat suicide.

Reste un détail.... Il faudrait que tout le monde en parle... Les médias ? Déjà trop utilisés pour faire peur. Et si pour cela on faisait évacuer un monument qui représentait la France. La tour Eiffel ? Ça semble une bonne idée !

Le must, ce serait que la femme arabe terroriste en burqa en colère contre Sarkozy soit en plus une Rom immigrée illégale qui fraude aux allocs. Ça fait un petit peu trop ? Tant pis, on trouvera autre chose...

En arrivant au travail, Brice est à peu près aussi excité qu'un pédophile dans une cour de récré (désolé pour celle-là), car il a trouvé l'idée du trimestre qui va laisser encore un peu de répit à ses copains ministres pour mener à bien deux ou trois réformes économiques en faveur des patrons défavorisés du CAC, et peut-être même qu'il pourra être le parrain une deuxième fois du prochain fils de son copain président.

Mais arrêtons-là cette histoire, et revenons à la réalité. Tout le monde sait qu'en France, le vrai pays des vraies valeurs et des droits des vrais hommes, jamais des choses comme ça n'arriveraient. D'ailleurs, pourquoi des terroristes pourraient-ils nous en vouloir à nous, terre d'accueil et de tolérance ?
Heureusement que toute cette histoire n'est qu'une fiction, pas vrai ?